hameau
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UNE ALTERNATIVE au PROJET de C.E.T
à
BEAULIEU SOUS LA ROCHE
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SOMMAIRE L’ÉCO
HAMEAU DE BEAULIEU SOUS LA ROCHE I-
État des lieux II-
Une alternative possible pour la commune de Beaulieu sous la
Roche 1-
Valoriser des terrains agricoles 2-
Maîtriser la spéculation foncière par la réalisation d’un
éco hameau 3-
Mettre en
place un lieu de vie à valeur ajoutée III-
La démarche éco hameau 1-
Définition d’un éco hameau 2-
Les qualités de la démarche éco hameau 3-
Une démarche qui répond à un enjeu régional IV – Le
projet d’un éco hameau sur la commune de Beaulieu sous la Roche: le
hameau autonome « Hirondelle » 1
- Les cartes géologiques montrent la présence de failles, ce qui
entraîne l’impossibilité d’implanter un CET sur cette zone 2
- « Les données satellitaires permettent une identification
rapide des éléments clés de la géologie d’un territoire. 3-
Cette
zone focalise une grande réserve d’eau potable d’où son intérêt
environnemental 4-
La présence d’une
grande réserve d’eau potable dans le sous sol. 5-
Les géobiologues ont trouvé une forte probabilité de présence de
sources : 80m3/h et 60m3/h à 70 mètres de profondeur, 6-
L’achat aux propriétaires et l’indemnisation aux exploitants par la
SAFER des terres agricoles engendre une valeur supérieure aux prix
pratiqués localement. V - Le projet
« HIRONDELLE » présente l’avantage de relancer l’économie
locale. 1-
Les éléments de l’implantation 2-
Les procédures de mise en place : 3-
Les éléments relevant de la responsabilité collective. 4-
Les éléments relevant de la responsabilité individuelle dans le respect
de la chartre. 5-
Prévision et réalisation 6-
Obligation pour accéder à l’éco hameau VI
- Conclusion Annexe
1 A.E.S |
2 3 4 5 10 11 21 |
Préface
C’est
une illusion de faire croire que les nappes phréatiques ne seront pas
souillées par les eaux de surface.
Les failles géologiques existent, elles favorisent la canalisation de l’eau souterraine.Personne n’a le droit d’ignorer les inquiétudes des habitants : la pollution des nappes |
|
phréatiques
engendrées par les fuites ou rejets dans la nature.
Le bon sens populaire veut que l’on n’empoisonne
pas volontairement l’eau potable.
Préserver la qualité de l’eau
l'environnement est le patrimoine commun des êtres humains
La Charte de l'environnement a été
officiellement adoptée par les députés et sénateurs réunis en congrès à
Versailles.
" Art. 1er. - Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré
et respectueux de la santé.
" Art. 2. - Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation
et à l'amélioration de l'environnement.
" Art. 3. - Toute personne doit, dans les conditions définies par la
loi, prévenir les atteintes qu'elle est susceptible de porter à
l'environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.
" Art. 4. - Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages
qu'elle cause à l'environnement, dans les conditions définies par la loi.
" Art. 5. - Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en
l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave
et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par
application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions,
à la mise en oeuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption
de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du
dommage.
" Art. 6. - Les politiques publiques doivent promouvoir un développement
durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de
l'environnement, le développement économique et le progrès social.
" Art. 7. - Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites
définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement
détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des
décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement.
L’ÉCO HAMEAU DE BEAULIEU SOUS LA ROCHE
« Un autre monde est possible ».
Actuellement plusieurs terrains se trouvant sur la commune de Beaulieu
sous la Roche sont préemptés ou achetés par la SAFER pour le
compte de TRIVALIS qui a un projet d’implantation d’un C.E.T (
Centre d’enfouissement technique) communément appelé décharge
monstrueuse.
Caractéristiques du terrain|
- Situation géographique - Type de terrain : agricole -
Superficie : 50
Hectares -
Accès possible
Beaulieu sous la Roche et Venansault |
|
Caractéristiques du sous-sol:
Bassin versant des sources du Jaunay.
Cf : plan de situation général. Page 12
Forte probabilité de présence de sources ; 80 m3/h et 60 m3/h à 70 mètres de profondeur, soit 1 000 000 M3 par an,
Cf : Plan de masse éco-hameau. Page 16
Ces sources sont proches des canalisations du réseau de distribution.
Cf ; distribution en eau potable. Page 14
Les failles géologiques ouvertes favorisent la
formation et la concentration de sources souterraines : présence
de nombreux réseaux d’eau potable, 15 à 30 m3/h, profondeur de 10- 15
mètres.
Cf :
Recherche sur plan des courants d’eau souterrains. Page 13
La présence et l’importance des failles ouvertes engendrent un sous sol instable.
L’implantation d’un C.E.T doit faire l’objet d’ une enquête publique.
II UNE ALTERNATIVE POSSIBLE POUR LA COMMUNE DE BEAULIEU SOUS LA ROCHE
Les élus de la commune de Beaulieu sous la Roche peuvent, par leur
volonté, entrer dans une démarche de projet innovante et porteuse d’avancées
socio-économiques : la réalisation d’un ÉCO-HAMEAU.
Cette démarche de projet s’appuie sur plusieurs actions :
1.-
VALORISER DES TERRAINS AGRICOLES
Cette
valorisation de terrains agricoles passe par la volonté de rendre
constructibles ces terrains de faible valeur.
Il s’agit d’une viabilisation dont la charge reviendrait aux accédants(
formule PVR participation voie et
réseau).
La
démarche s'appuie sur la circulaire du Ministre du Logement Gilles de Robien
du 31 Juillet 2003, explicitant
la loi Urbanisme et Habitat du 2 juillet
2003, qui renforce la capacité de projet et de responsabilité des maires
dans la définition des terrains constructibles.
2.-
MAÎTRISER LA SPÉCULATION FONCIÈRE PAR LA RÉALISATION D’UN
ÉCO HAMEAU
Des terrains constructibles à des prix raisonnables
hors spéculation foncière et l'auto construction accompagnée : c’est réagir à la
flambée des prix pour rendre la campagne de nouveau accessible à des revenus
moyens et / ou modestes nécessaires à la vie locale.
La
commune peut ainsi maîtriser toute forme de spéculation foncière en bordure
de village et un Eco Hameau représente plusieurs milliers d’heures de
travail créés dans une commune rurale au bénéfice du développement
durable.
3.-
METTRE EN PLACE UN LIEU DE VIE A VALEUR AJOUTEE :
|
Un éco- hameau est un lieu de vie qui allie les
différents critères suivants : - de développement durable compatible avec l’économie
locale - de respect de l’environnement par l’utilisation
de nouvelles formes et pratiques de construction : l’éco-construction - de favoriser l’implantation de différentes
populations y compris des nouveaux arrivants dans le respect d’une
mixité sociale. - d’entre aide |
Écolotissement anglais
|
Les qualités de la démarche Éco-Hameau et les points de réussite
socio-économique qu’elles peuvent engendrer sont liés aux principes
suivants :
1
- Définition d’un éco
hameau
Groupe de maisons (tout ou
partie auto construites) avec un Eco bilan exigeant (économie d'énergie et
empreinte écologique) qui se donne des moyens mutualisés : entraide,
formation, conseil...et des structures en commun ( constructions et espaces
collectifs, gestion des ressources et des déchets).
Économie d’énergie et
Empreinte écologique
L’économie d’énergie
implique la notion d’empreinte écologique.
Cette notion se base sur un
calcul réel de tous produits comprenant :
-
La production
-
le transport, les
emballages…
-
les frais engendrés par la
dépollution
-
les autres conséquences
sur la santé et l’environnement
|
Ballon d’eau chaude de 2000 l
|
|
Exemple :
L’agriculture
conventionnelle n’affiche pas le prix réel des produits. Les frais de
dépollution, les primes, médicaments n’apparaissent pas sur les tickets de
caisse.
Le contribuable en supporte
les conséquences à travers les impôts.
L’agriculture biologique
n’émet pas de déchet dans l’environnement donc elle n’a pas de taxes
cachées ni ajoutées.
Les Éco Hameaux
participent au développement équitable, durable au quotidien
Le site d'un Éco Hameau
est défini en concertation étroite avec les municipalités.
Sur le
thème du développement durable, la démarche Éco Hameau, a obtenu le premier prix de l'innovation Balise Midi Pyrénées, ainsi que le
premier prix national CIME Balise 2003 décerné par des représentants
de 17 institutions (Ministère du travail, Caisse des dépôts, Cité des
sciences, France Initiative…)
Esthétique: Des sites ouverts, exposés au sud, à faible valeur agricole, qui
s'intègrent dans le paysage et ne défigurent pas les bordures de village par
des constructions banalisées. L'unité architecturale du lotissement et son
intégration au territoire est pensée avec des architectes urbanistes
qualifiés dés le début de la formation (CAUE).
Économique: Les communes ou intercommunalités , peuvent par
cette démarche de projet, décider de rendre constructible des terrains de
faible valeur agricole dont la viabilisation sera à la charge des accédants
( formule PVR participation voie et réseau). La démarche s'appuie sur la
circulaire du Ministre du Logement Gilles de Robien du 31 Juillet 2003,
explicitant la loi Urbanisme et Habitat du 2 juillet 2003, qui renforce la
capacité de projet et de responsabilité des maires dans la définition des
terrains constructibles. Des terrains constructibles à des prix raisonnables
hors spéculation foncière et l'auto construction accompagnée: c'est réagir
à la flambée des prix pour rendre la campagne de nouveau accessible à des
revenus moyens et / ou modestes nécessaires à la vie locale.
.
Environnementale : Un Éco Bilan énergétique pour chaque Éco hameau.
La
conception bioclimatique passive permet d'économiser 60 % de dépenses de
chauffage (inertie thermique des matériaux pour rétrocéder la nuit la
chaleur solaire accumulée le jour). Associé à d'autres techniques,
l'objectif est 90 % d'économie d'énergie
Une
empreinte écologique calculée pour chaque Éco Hameau incitera à valoriser,
chaque fois que cela est possible, les ressources locales. Le recyclage des
eaux usées par voie biologique végétale (présent dans 106 lieux en France)
sera une constante des Éco Hameaux.
|
Stage
fabrication de chauffe-eau solaire à
Moisdon la rivière 44
|
Stage
fabrication bardeaux
|
Une
finalité de l'Éco Hameau est de faire de l'écobilan (habitat
bioclimatique), comme de l'empreinte écologique (approche globale) le fil
conducteur de la formation qualifiée accompagnant l'Éco Construction et de
l'Auto construction Le logement participe pour 46 % de la dette énergétique
et pour 26 % de l' effet de serre (changement climatique)
Humaine: L'accompagnement de l'auto construction par la formation permet d'éviter
des erreurs et de réduire considérablement les délais d'auto construction
même partielle de I’œuvre de sa vie: sa maison.
L'auto
construction à plusieurs est un moyen de créer une inter connaissance et une
convivialité de proximité, qui peut devenir par la suite le point de départ
d'autres projets en commun (équipements, services en commun... ).C'est ce
double aspect qualitatif qui fait que les candidats aux Éco Hameau sont
nombreux. (AES a reçu 60 lettres de motivation pour un seul Éco Hameau de 7
maisons!). Et construire sa maison ( même partiellement) c'est un peu se
construire soi même et s'intégrer à un territoire.]
Annexe
1 info sur AES
3- Une démarche qui répond à un enjeu régional et qui s’inscrit dans une politique nationale et
européenne de l’habitat
|
Presse pour la fabrication des briques en terre crue
Photo 1 |
Séchage des briques fabriquées avec l’argile
local
Association
Régionale d’Écoconstruction du Sud Ouest www.areso.asso.fr
|
|
Montage
d’un mur en briques séchées
Photo 2 En
Bretagne on dénombre 5000 maisons auto construites par an |
Maison aux 3800 briques de terre crue à Béruges prés de Poitiers
|
Photos
1 et 2 issues de la revue ; La Maison écologique
Le petit bourg 35630 Bazouge-sous-Hédé www.la-maison-ecologique.com
Le
manque de logement est un problème général une grande cause nationale. Pour
les territoires ruraux de faible densité de population, il prend une acuité
particulière et nuit à la dynamique de développement.
De
même la politique de logements sociaux à financement HLM intégrant la norme
Haute Qualité Environnementale doit être adaptée aux conditions de la vie
rurale.
L’éco-hameau en intégrant l’éco-construction et l’auto-construction
répond à plusieurs domaines :
- Une inscription dans les
critères de mixité sociale comprenant le
développement de l’habitat social intégré à une diversité d’habitants.
- Le souci d’un
développement économique spécifique. C’est-à-dire la mobilisation des
professionnels locaux de l’artisanat pour la construction des maisons
et /ou la formation des futurs constructeurs. Ceci représente un
potentiel non négligeable en terme de retombées économiques alliant
le couple formation-emploi et la production (matériel, matériaux, main-d’œuvre,
etc…
a-
Quels
habitants pour les Éco Hameaux ?
Des
jeunes ménages (attirés souvent par la possibilité de l'école
communale pour leurs jeunes enfants) qui délocalisent leurs activités
professionnelles. Avec Internet et l' ADSL, les activités professionnelles ou
salariales qui peuvent se délocaliser de la ville sont de plus en plus
nombreuses.
Des
entrepreneurs ruraux ayant des compétences
variées ( infirmières , auxiliaires de vie. . ) ou des projets pouvant
s'intégrer dans le tissu économique local et pour lequel l' auto -
écoconstruction est un atout à leur activité
Des
futurs artisans: des jeunes souhaitant
après l' expérience de l' auto construction de leur propre maison
approfondir leur formation et leurs compétences dans une filière de I'Éco
bâtir. Toutes les formations centrées sur les métiers du bâtiment ont la
particularité d'être sectorisées, spécialisées par filière. Avoir
construit soi même sa maison est une bonne carte de visite pour un futur
artisan, c'est un bon point de départ avant une spécialisation.
Des préretraités
ou des retraités
prêts à s'investir dans la vie associative locale, intéressés par I' auto -
écoconstruction et l’effet de démonstration de leur lieu de vie relié en
réseau avec d'autres éco hameaux.
Des personnes sensibilisées à l’écologie qui recherchent une mise en
application quotidienne
b-
Quelles communes pour les Éco Hameau ?
- Les maires des communes rurales sont conscients qu'un apport diversifié
d'habitants et de revenus extérieurs participe au maintien de la qualité des
services (école, commerces,
services publics) et au renouvellement de la vie associative et de la vie
relationnelle de proximité.
Une enquête de Mairie conseil au prés de
502 de maires ruraux à montré que : « Pour les maires ces nouveaux
arrivants apportent non seulement de la vie (76 %) mais aussi des compétences
et des cultures nouvelles »
|
-
Les communes qui ne souhaitent pas aggraver les conditions de
viabilisation :
voirie, adduction d'eau, énergie, eaux usées, optent pour la démarche
PVR (participation voie et réseau) afin de ne pas créer une surcharge
financière à la collectivité. |
|
- Les communes souhaitant ne pas céder à une demande d'urbanisation
anonyme qui banaliserait le village
(architecture non intégrée, résidence secondaire, village dortoir... )
- Les communes ayant une vision globale de leur évolution, à défaut de PLU (plan local d'urbanisme). Un éco- hameau ne
« mite » pas l’environnement du fait de sa
cohérence :habitat groupé sans rejet dans la nature.
- Les communes souhaitant renforcer leur capacité dans la définition des
terrains constructibles
(circulaire du Ministre du Logement Gilles de Robien du 31 Juillet 2003,
explicitant la loi Urbanisme et Habitat du 2 juillet 2003)
Extraits circulaire en annexe 2
IV – LE PROJET D’UN ÉCO HAMEAU SUR LA COMMUNE DE BEAULIEU SOUS LA ROCHE :
|
LE HAMEAU AUTONOME « HIRONDELLE » |
L’idée d’implanter un éco hameau dans cette zone est liée aux
facteurs suivants :
1- Les cartes géologiques montrent
la présence de failles, ce qui entraîne l’impossibilité d’implanter un
CET sur cette zone
·
L’importance des failles
engendre un sous sol instable qui est incompatible avec l’implantation d’un
CET..
Ces cartes
géologiques sont basées sur des données satellitaires et sont confirmées par
les géologues sur le terrain.
2- « Les
données satellitaires permettent une identification rapide des
éléments clés de la géologie
d’un territoire.
-
les structures géologiques (failles,
plis)
-
les contacts géologiques.
-
Les zones d’altérations ferrugineuse
et hydrothermale.
-
Les éléments géologiques enfouis sous
un couvert forestier.
-
Interprétation générale d’un
territoire. » extrait du site
www.doz.qc.ca
3- Cette zone focalise une grande réserve d’eau potable d’où son
intérêt
environnemental.
Cf : plan de situation générale avec :
ruisseaux, mares, bassins versants du Jaunay et de la Coussaie qui se déversent
dans le Jaunay et alimentent une partie de la VENDÉE en eau potable. Page 12.
A fortiori depuis que l’eau a été déclarée « patrimoine de l’humanité ».
4-
La présence d’une grande réserve d’eau potable
dans le sous sol.
Les failles géologiques ouvertes
favorisent la formation et la concentration de sources souterraines.
Cf :
recherche sur plan de courants d’eau souterrains. Page
13.
Cette
présence d’eau a fait l’objet d’une étude réalisée pour le compte du
SDAEP qui est devenu « Vendée Eau » à la Roche sur Yon.
Cette
étude a pour intitulé :
Carte
réserves d’eau souterraine du massif de la Roche sur Yon, avril 2002
En
plus de cette étude, plusieurs
géobiologues ont étudié à leur manière la zone proche du village de la
RÉSINIÉRE décrite par le cercle, et, sont arrivés à une concordance de
résultats.
Les géobiologues se servent de leurs connaissances locales et de leur expérience de terrain.
Leur manière de travailler est de croiser : connaissance de l’environnement, observation, analyse de plans et de cartes : (IGN par exemple), l’utilisation des techniques de recherche sur place. www.construire-sain.com
|
6- L’achat aux
propriétaires et l’indemnisation aux exploitants par la SAFER des terres
agricoles engendre une valeur supérieure aux prix pratiqués localement. En cas de non réalisation
du projet de CET, il est donc possible que les agriculteurs n’achètent
pas dans l’avenir ces terrains. |
Photo aérienne de la zone. www.earth.goggle.com
|
V - Le projet « HIRONDELLE » présente l’avantage de relancer l’économie
locale.
Cet éco hameau se situe à environ 1 kilomètre
du village de « la RÉSINIERE »
sur la commune de BEAULIEU SOUS LA ROCHE
Un groupe de personnes se constitue actuellement
et porte un projet d’implantation de l’éco hameau
« HIRONDELLE »
Ces personnes veulent à travers l’éco hameau :
- Apporter un élément novateur d’aménagement de la commune.
- S’inscrire sur plusieurs plans :
v
participer à la
prévention de l’environnement.
v
Amener des idées et des
réalisations nouvelles pour l’habitat
v Créer de nouvelles conditions de développement social, économique et culturel.
plan
de situation générale
avec :
ruisseaux,
mares, bassins versants du Jaunay et de la Coussaie qui se déversent
dans le Jaunay et alimentent une partie de
la
VENDÉE en eau potable.
Réseaux :
R1= 17
m3/h ; R2=
30
m3/h ; R3= 18
m3/h ; R4= 15
m3/h ; R5= 21
m3/h,
à une profondeur de 10- 15 mètres.

|
a-
Situation du hameau, le
plan du cadastre donne la position des différents chemins qui desservent
le hameau « HiIRONDELLE ». Le plan de situation général. Page 12 précise la
situation par rapport à la
commune de BEAULIEU SOUS LA ROCHE |
|
b-
LE PLAN DE MASSE : page 16, permet de visualiser la première
tranche de 20 habitations du hameau « HIRONDELLE » et des
infrastructures de base.
2- Les
procédures de mise en place :
a- La création d’un G.F.A.( Groupement Foncier Agricole) qui se portera
acquéreur des terrains.
b- La mise en parcelles prévue pour chacun des futurs habitants
- Superficie : 5000 m2 dont 2500 en indivision.
- La Partie en indivision, pour
éviter les spéculations foncières, est utilisée comme partie commune :
La mise en commun de terrain pour prévoir des éléments à exploiter,
pouvant générer des ressources financières à l’entretien des
infrastructures communes.
|
Exemple : |
- un verger (rentabilité, emplois saisonniers,
etc…) |
c- l’implantation d’agriculteurs « biologique ».
d- la création d’une structure sur le modèle d’une C.U.M.A. pour le
matériel dédié à la construction des maisons et à l’aménagement des
parties communes.
3- Les
éléments relevant de la responsabilité collective.
- -
-
Étang et autres
aménagements paysagers
-
Éolienne(s)
-
Exploitation fruitière
-
Chemins et éléments d’infrastructure
-
Véhicules internes
(vélos, autres véhicules écolo…)
-
Assainissement par lagunage
-
Traitement des
déchets : compostage ; recyclage …
-
Stationnement des
véhicules lié au trajet extérieur
-
Voie de circulation
interne. Etc…

4- Les éléments relevant de la responsabilité individuelle dans le
respect de la chartre.
-
Type d’habitation
-
Matériaux utilisés
correspondants obligatoirement à l’éco-construction
-
Les techniques de
construction
-
Les énergies prévues
(solaire, géothermie, autres …)
-
L’entretien de certains
éléments mis en commun
-
Etc…
|
|
|
|
une
flambée de 2 heures suffit
|
Stage
de fabrication de cuiseur solaire à Nantes
|
5-
Prévisions et réalisations
L’implantation
de cet éco hameau commence par une première tranche de 20 habitations
dont 5 logements sociaux
Parmi les habitants de l’éco hameau, certains seront porteurs de
structures économiques, sociales et culturelles.
a-
Agriculture : à partir du domaine
agricole acquis en GFA des agrobiologistes seront installés, la plus part des
jeunes, ils pourront constituer une structure de commercialisation des produits
fermiers.
|
b- Tourisme et Loisirs. - Structure hôtelière. - Structures d’hébergement; accueil famille
(chambre d’hôte etc...), accueil de groupe. -
Structures de loisirs, en lien avec le développement touristique local:
visiteurs, en lien avec partenaires éducatifs: activités pédagogiques. |
Exemples de réalisations Kiosque à l’entrée de l’écocentre du Périgord www.cr3e.com
|
|
|
c- La Vitrine éco hameau La démarche et les réalisations concrètes à l’intérieur
de l’éco hameau « HIRONDELLE »attirent les visiteurs et des
personnes désirant se former aux différentes techniques utilisées. |
Maison
en paille avec ossature en bois massif
|
|
|
d- Economie Les habitants de l’éco hameau
« Hirondelle » participent à l’économie locale : - Entreprises rurales - Création de PME - Travail à distance |
Maison octogonale en béton de chanvre/chaux banché a une charpente tournante
|
|
6-
Obligation pour accéder à l’éco-hameau
Toute personne désirant s’inscrire dans
la réalisation devra accepter au préalable les critères et règlements
prévus dans une charte élaborée en commun.
La
Charte « HIRONDELLE » sera élaborée à partir des éléments
suivants :
- L’environnement et la santé.
Lors
de l'utilisation, de l'exploitation et de la transformation des ressources
naturelles à fin de construction, nous cherchons à réduire les
déséquilibres provoqués par nos interventions sur l'écosystème et à
préserver la biodiversité.
Lors
du choix des techniques de construction et de gestion des bâtiments, nous
cherchons à optimiser les ressources locales, territoriales et planétaires, à
court, moyen et long terme.
Ces
intentions ramènent la nature dans les lieux de travail, d'échange et
d'habitat qui offrent alors des qualités d'espace, de santé et de confort,
propices à l'épanouissement de l'homme dans son intimité et dans sa relation
aux autres.
|
- Les sociétés humaines et l’économie. Nous
voulons passer de la recherche constante du moindre coût, à une
économie équitable prenant en compte la globalité du processus de
production d'un bâti performant. Cela implique la transparence des prix,
la coopération et la valorisation des compétences. La
construction doit rester une activité économique dans laquelle les
réponses technologiques procèdent d'une prise en compte des enjeux et
besoins authentiques. Cette
production d'un bâti de qualité facilite son appropriation par les
usagers et contribue au renforcement du tissu social. |
Maison
en bois rétifié |
Le
bois est stérilisé à 260°C, il devient imputrescible.
Il s’affranchit de tout traitement chimique ultérieur |
|
|
||
- Culture et savoir-faire.
Les
pratiques enracinées dans l'histoire et constamment réactualisées mettent en
lumière les cultures locales, fondées sur l'ingéniosité et la richesse des
individus.
Les
matériaux premiers représentent un gisement de ressources permettant de
répondre très favorablement à la plupart des contraintes et des attentes
d'une construction contemporaine et ce, conformément aux règles de l'art.
La
remise en valeur du chantier s'accomplit comme lieu de formation, d'échanges
sociaux, économiques et culturels, pour passer de la logique de la division du
travail à celle de la coproduction.
- Notre engagement.
Nous,
usagers, autoconstructeurs, concepteurs, consultants, prescripteurs, fabricants,
entrepreneurs, distributeurs de matériaux,…agissons pour que:
o
Les projets dans lesquels
nous nous engageons, cherchent à établir les conditions du partage d’un art
de vivre entre les concepteurs, les constructeurs, et les usagers.
o
Les échanges économiques
entre les intervenants de l’acte de construire soient fondés sur le respect
mutuel et la valorisation de la qualité du travail.
o
Les matériaux soient
appréhendés et utilisés d’une façon raisonnée en privilégiant ceux qui
portent le plus de qualification et produisent le plus de valeur sociale.
|
o
Les écosystèmes soient respectés et pris en
compte tout au long du cycle de vie des matériaux : fabrication,
mise en œuvre, utilisation, recyclage. o
L’action de bâtir s’inscrit
dans une logique de développement durable et s’attache à constituer un
patrimoine que nous serons légitimement fiers de léguer aux
générations à venir. |
Lagunage : épuration des eaux usées à l’aide de roseau. Utilisation de
toilettes à litières |
VI -
CONCLUSION
Pour le respect de l’environnement et des réserves en eau (Patrimoine de
l’humanité) le CET de Beaulieu sous la Roche
n’est pas viable.
L’éco hameau représente au contraire une ouverture vers “un
autre monde possible”.
L’image que l’on peut retenir d’un éco hameau autonome:
Au même titre qu’un immeuble géré par un syndic représentant les
intérêts des propriétaires ; l’éco hameau regroupe des personnes,
propriétaires également, vivant selon des règles communes.
A la différence d’un habitat vertical, l’éco hameau est composé
d’habitations à l’horizontal. La volonté commune de ces habitants s’inscrit
dans la réduction de l’empreinte écologique et la gestion des énergies.
Ce lotissement autonome en énergie électrique, chauffage, lagunage n’émet
aucun déchet dans son environnement.
Un éco hameau serait pour la commune de Beaulieu sous la Roche une vitrine
permanente et grandeur nature de savoir faire et de modes de vie pour l’avenir.
La commune de Beaulieu sous la Roche pourra aussi se présenter au
défi pour la terre des collectivités lancé par la Fondation Nicolas Hulot et l’ADEME en collaboration avec l’association
des maires de France. Les
collectivités sont invités à mettre en place des actions de sensibilisation
à l’écocitoyenneté, à la lutte contre le gaspillage, aux économies d’eau
et d’énergie, à la réduction des pollutions, au respect des espèces
vivantes, au tri des déchets … Lors du Salon des maires de 2006, trois prix
seront remis aux collectivités lauréates afin de valoriser leur engagement.
Beaulieu Sous la Roche peut être un précurseur dans l’énergie:
l’électricité
du futur
Le potentiel énergétique des roches chaudes
naturellement fissurées
Un
programme de recherche sur l'exploitation de la chaleur des roches fracturées
chaudes a été initié, en Alsace, en 1987, dans le cadre d'un partenariat
européen, pour viser l’enjeu que constitue cette ressource géothermique.
Le
site granitique qui borde Beaulieu sous la Roche avec ses failles pourrait
vraisemblablement être mis en exploitation géothermique par des méthodes
directement dérivées des travaux de recherche en cours à Soultz-sous-Forêts.
http://membres.lycos.fr/daney/Forage1949.htm
La géothermie en Alsace, Par Guy Daney de Marcillac en annexe 3
Annexe
1
A.E.S.
Les
Auto Éco constructeurs de l’économie Solidaire
Les
Objectifs
.
Informer les communes et communautés
de communes, et accompagner la conception et définition de un ou des projets d'Éco
Hameaux
.
Réaliser les études de faisabilité:
financière et technique, et formaliser et contractualiser les conditions de
réalisations.
.
Constituer un groupe d'Eco
constructeurs et auto constructeurs Recruter, formaliser et contractualiser
avec les Auto et Eco constructeurs stagiaires
.
Former à l'Eco et à l'auto
construction et I ou accroître les compétences locales en artisanat du
bâtiment ( HQE ou Haute qualité environnementale )
Commission
Eco Hameau d'AES
Bob
Laignelot Architecte auto constructeur de plusieurs maisons bioclimatiques et
architecte au CAUE de l' Aude (maire adjoint)
Jean Marc
Jourdain Architecte patrimoine, président d'AES
Jean Soum
Professeur de thermique et bioclimatique à l' école d'architecture de Toulouse
Jean Paul
Taudou Architecte et auto constructeur, spécialisé dans la coordination des
chantiers et les matériaux.
François
Desombre Auto constructeur et auteur du guide de l' habitat écologique 2003
édition du Fraysse.
Alain
Ciekanski architecte urbaniste et auto constructeur bioclimatique Roland Brefel
Charpentier
Etienne Combes
universitaire et géographe
Michel Cabe
maire de Cazeneuve Montaud (31 )
Marie Fe
Jacqueson maire de Verfeil sur seye (82)
Francois
Plassard initiateur du projet, auto constructeur, ancien agent de développement
territorial, ingénieur en agriculture (ESAP Purpan) et docteur en économie
Annexe
2
Extraits de la circulaire
le ministre de l'Équipement, des Transports,
du Logement, du Tourisme et de la Mer 31 juillet 2003
à
Mesdames et Messieurs les Préfets de
Région
Mesdames et Messieurs les Directeurs
régionaux
de l'équipement
Mesdames et Messieurs les Préfets
La construction de logements pour nos concitoyens et pour le développement
économique de notre pays passe par la réalisation d’opérations d’aménagement.
Dans
un pays décentralisé, il n’appartient pas à l’Etat d’imposer un
modèle particulier
d’organisation urbaine. Il lui appartient en revanche de faciliter le travail des élus, de
leur donner des outils pour l’aménagement de leur territoire.
Comme je vous l’écrivais dans ma lettre du 21 janvier dernier, la loi Solidarité et
renouvellement urbain, sous des objectifs louables, est souvent apparue par sa rigidité
comme un frein à la construction de logements. La nouvelle loi Urbanisme
et habitat
du 2 juillet 2003 s’est donc fixée pour objectif de simplifier les dispositions
d'urbanisme issues de la loi SRU.
L'esprit
de la loi
La loi Urbanisme et habitat conforte deux apports essentiels de la
loi SRU : la
démarche de projet et le développement de la planification. Elle
contient de très
nombreuses mesures de simplification et de clarification qui visent à la
fois à supprimer
des contraintes excessives et à mieux faire confiance aux élus locaux,
pour permettre de
développer du foncier constructible.
Les
plans locaux d’urbanisme
La loi Urbanisme et habitat clarifie le contenu du PLU et notamment du plan
d’aménagement et de développement durable (PADD) et conforte de ce fait la
démarche de projet instituée par la loi SRU. Je vous invite à faire oeuvre de pédagogie
pour faire adhérer les élus à cette démarche qui doit permettre de passer, y compris
pour les petites communes d'une approche technique à une approche plus politique de
l'urbanisme.
La loi permet aux communes de fixer des tailles minimales de terrain constructible
"lorsque cette règle est nécessaire pour préserver l’urbanisation
traditionnelle ou
l’intérêt paysager d’une zone". Il ressort clairement des débats parlementaires que
l'intention du législateur n'est pas d'autoriser une commune à fixer, uniformément, sur
l'ensemble de son territoire une taille de parcelles élevée, avec des conséquences
néfastes en termes d'étalement urbain, d'une part, de ségrégation sociale, d'autre part. Je
vous invite donc à effectuer un contrôle rigoureux des justifications apportées pour
instaurer cette règle. Par ailleurs, au titre du conseil, vous ferez valoir aux communes
que le Code de l'urbanisme leur donne d'autres outils, souvent plus efficaces, pour
protéger leur cadre de vie.
La loi simplifie et clarifie les procédures permettant de faire évoluer les PLU et les POS
lorsqu’ils n’ont pas été transformés en PLU. La modification
devient la procédure de
droit commun et, quand elle est nécessaire, la révision pourra souvent
se faire sous
forme de révision simplifiée, simple et rapide à mettre en oeuvre. Cette évolution
très importante, notamment pour débloquer des projets d'aménagement, constitue un
changement de culture pour les services urbanisme de l'État et des collectivités. Je vous
demande de veiller à ce que la force de l'habitude ne l'emporte pas sur la volonté
d'assouplissement exprimée par le législateur. Je vous rappelle que les services de l'État
sont toujours informés des procédures de modification ; vous ne devez pas hésiter à
faire valoir le point de vue de l'État dans le cadre de cette procédure légère.
Le développement des communes rurales
La loi Urbanisme et habitat ouvre de nouveaux droits au communes rurales : protéger
des éléments de paysage ; autoriser la restauration de "ruines" ; permettre le
changement de destination de constructions situées dans les zones agricoles des POS ou
des PLU ; instaurer un permis de démolir,…
Je souhaite appeler votre attention sur les possibilités de dérogation à la règle de
constructibilité limitée portée par l'article L 111-1-2 4°, en particulier pour les
communes qui reçoivent très peu de demandes de permis de construire. Dans les
communes qui n'ont pas de document d'urbanisme, le conseil municipal peut, sur
délibération motivée du Conseil municipal, accepter une construction ponctuelle
présentant un intérêt pour la commune. La commune est seule juge de cet intérêt.
Il vous appartient toutefois de vérifier que le terrain concerné ne fait pas l'objet - ou ne
mérite pas – d'une protection particulière du point de vue de l’agriculture, de
l’environnement ou des paysages et que la construction n’entraînera pas des dépenses
importantes pour la commune, notamment en matière de réseaux. Un éventuel refus
devra être soigneusement motivé. Cette règle doit être effectivement appliquée.
Les communes qui reçoivent régulièrement des demandes de permis de construire ont
intérêt à se doter d'une carte communale ou d'un PLU. Dans la mesure du possible,
vous les encouragerez à entreprendre ces démarches de planification.
La participation pour voie et réseaux
La loi SRU avait instauré la participation pour voie nouvelle et réseaux (PVNR). La
mise en oeuvre de ce dispositif a fait apparaître de nombreuses difficultés.
La loi Urbanisme et habitat substitue à la PVNR, la "participation pour voirie et
réseaux" (PVR). Ce changement de nom permet de marquer la principale
évolution : la
PVR peut être utilisée pour financer des réseaux le long d’une voie
existante sur
laquelle aucun aménagement n’est réalisé.
Par ailleurs la loi autorise désormais les communes à mettre à la charge des
constructeurs le financement d’un raccordement aux réseaux dans la limite de 100
mètres. Ce dispositif strictement encadré par la loi (raccordement individuel ne pouvant
desservir d’autres constructions) permet de répondre à la situation de certaines
communes rurales où les constructions sont très peu nombreuses et où la PVR est alors
peu efficiente.
La PVNR a fait l'objet de très nombreuses critiques de la part des élus
locaux. Je
vous invite à veiller tout particulièrement à une information
détaillée des maires
sur ce point. Ce nouveau régime fera l’objet d’une circulaire détaillée qui vous sera
adressée très prochainement.
Enfin, les études d'urbanisme nécessaires pour l'élaboration, la modification et la
révision des documents d'urbanisme, pourront désormais bénéficier du Fonds de
Compensation de la TVA.
La loi Urbanisme et habitat permettra ainsi aux communes de répondre de façon souple
et efficace aux besoins en construction, tout en mettant en oeuvre un urbanisme de
qualité respectueux des principes du développement durable.
Je sais pouvoir compter sur votre implication et celle des DDE pour en assurer la
réussite.
Gilles de ROBIEN
Annexe 3
La géothermie en Alsace
Par Guy Daney de Marcillac
On sait depuis longtemps qu’à mesure que l’on s’enfonce dans le sol la température augmente en moyenne à raison d’un degré pour trente mètres. Cette élévation de température est due à l’influence du magma terrestre composé de roches en fusion à grande profondeur et à la radioactivité interne. Pour donner un ordre de grandeur des températures atteintes à très grandes profondeurs, on notera qu’elles peuvent atteindre les 1000°C à 40 km de profondeur. La croissance de la température à mesure qu’on s’enfonce dans le sol, appelée encore gradient de température, n’est pas uniforme et varie suivant les régions et la nature géologique de leur sous-sol. Dans la région rhénane, particulièrement dans sa partie alsacienne, ce gradient de température paraît très intéressant. En effet, comparée à la température de 700C atteinte vers 2 000 m de profondeur dans le bassin parisien, à cette même profondeur la température atteint 140 à 1450 C dans la région de Soultz-sous-Forèts, Pechelbronn, et Kutzenhausen (Bas-Rhin). Des forages expérimentauxà 3 600 m et 3 900 m ont permis d’obtenir des températures de 160 à l650C, pour atteindre 2000C lors de forages à 5 000 m.
Par énergie géothermique on entend l’exploitation de la chaleur terrestre interne. Jusqu’ici, l’exploitation de la chaleur terrestre ne se faisait que dans les régions où se trouvait de l’eau chaude. Mais il existe des endroits où certaines roches profondes, dites roches chaudes sèches (ou selon la terminologie technique HDR, c’est-à-dire «Hot Dry Rocks »), sont portées à haute température. Ces roches forment un réseau fracturé naturel préexistant. Cependant, au cours des millénaires ce système de fractures s’est vu peu à peu naturellement colmaté rendant difficile, sinon impossible toute circulation d’eau. Le mode d’exploitation de la chaleur grâce à l’existence de ces réseaux, a été baptisé ‘concept de Soultz’. Il consiste à injecter sous forte pression de l’eau dans le système des roches fracturées puis à relâcher cette pression de sorte à dé-colmater le réseau de fractures et à recréer ainsi un nouveau système perméable qui permettra à l’eau de circuler à travers celui-ci, portant l’eau à haute température. Cette eau chaude, récupérée par pompage, passe ensuite à travers des échangeurs thermiques pour libérer les calories recueillies. Ce procédé permettrait d’obtenir une grande quantité de chaleur convertible en énergie, par exemple en énergie électrique, mais aussi en énergie directement utilisable par les industries ou encore au chauffage domestique des localités avoisinantes. Les rendements seraient élevés. On calcule qu’à 200°C, cette énergie thermique permettrait de produire 10 MW (millions de Watt) électriques pendant 20 ans à raison de 8000 heures/an, distribuant, pendant cette période, plus de 90 MW thermiques. A titre d’exemple, on calcule que la baisse de température de 20°C d’un bloc rocheux de 1 km3 fournirait une énergie équivalente à 1 275 000 tonnes de pétrole. Ce qui représente les besoins annuels en chauffage de 350 000 logements en Europe continentale. On estime à 110 000 MW électriques le potentiel des sites favorables à ce type d’exploitation. Pour avoir un point de comparaison, cela représente la puissance actuelle du parc français de production d’électricité.
Ce type d’exploitation, qui appartient à l’ensemble de ce qu’il est convenu à d’appeler mode d’exploitation des énergies renouvelables, offrirait l’avantage de l’automatisation, d’une pollution quasiment nulle, et de sources d’énergie quasiment illimitées.
Après des études expérimentales réalisées à Kutzenhausen par la Socomine, un arrêté ministériel a permis la création du Groupe Européen d’Intérêts Economiques (GEIE) « Exploitation Minière de la Chaleur » qui regroupe l’Electricité de Strasbourg, Pfalzwerke, EDF, Shell International et Bestec GmbH pour la construction d’un pilote scientifique dont la production pourrait atteindre 5-6 MW électriques. Ce groupement, dont les travaux de construction ont démarrés en 2001, est financé par l’ADEME (France), le BMWI (Allemagne) et les membres du GEIE. Sont aussi engagées dans ce projet des équipes scientifiques françaises (BRGM), allemandes (BGR,GGA, Mesy,GTC, Stadtwerke Bad Urach), suisses, anglaises, japonaises et américaines. Si, comme on le voit, le projet est européen, il dépasse cependant ce cadre grâce à une participation non-européenne. Cela est dû au fait que le concept HDR sur lequel il repose est, pour l’instant, le seul de ce type en fonction dans le monde.
Un pilote scientifique, démarré en 2002 sur le site de Soultz pourrait permettre la production de 6 MW électriques vers 2006 et constituer la base de la mise en œuvre de construction et de l’exploitation de futurs prototypes industriels..
Restent les problèmes des coûts des équipements à mettre en œuvre pour rentabiliser une exploitation industrielle et atteindre des prix de revient au moins égaux sinon inférieurs à ceux des énergies conventionnelles telles le pétrole, le gaz ou le nucléaire. Une estimation à montré que l’électricité produite par ce prototype serait comprise entre 0,05 et 0,09 Euros par kWh, pour atteindre, selon une étude CNRS/Ecodev (1999), jusqu’à 0,04 Euros. . Ces estimations sont faites en fonctions du coût du baril de pétrole. Il est clair qu’un prix du pétrole élevé serait en faveur de l’exploitation géothermique.

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